Retrouvailles Pascales et Panneau Bag End

Alors voilà comment ça se passe, depuis un peu plus de 10 ans maintenant l’ami Marmotte revient dans nos contrées l’espace d’un week-end, celui de Pâques, et le vendredi soir est toujours pour nous l’occasion de retrouvailles amicales, musicales, alcoolisées et drôles.

Cette année, ma chère et tendre et moi-même dans un délire dont je ne situe plus l’origine, nous étions dit : « tiens, on habite la rochette, mais on est quand même dans un cul-de-sac et ça serait drôlement sympa, si on pouvait se faire un beau panneau en bois qui dirait « Bag End » comme chez l’ami Bilbon »… dans nos délires les plus fous on avait imaginé quelque chose comme ça :

Avec la bonne police d’écriture ça a tout de suite de la gueule… je cherchais donc ensuite quelle forme donner au panneau.. mais j’ai de suite vu mes limites parce que reproduire une belle police Elfique à main levée… ça me paraissait tendu..pour le panneau on a vite craqué là-dessus :

et là on s’est dit pfffff c’est magnifique mais super chaud à faire… j’ai donc lancé le défi à l’ami Nico, et sa Shapeoko de compét… ce dessin et « Bag End » écrit dessus…(allez voir la conception ça vaut le détour…)

Le vendredi de Pâques, est donc arrivé et Nico a dégainé cette magnifique œuvre unique.. je  tiens à le dire… et qui m’a mis de cul (de sac) au premier regard :

Si le travail en lui-même est déjà magnifique, on peut aussi admirer la jonction « façon puzzle » également appelée le « volfoni’s touch » qui est en soit un bel exploit également..Tout y est, la forme, la démarcation, l’écriture détaillée …on dira au choix « magique » ou « Elfique »… Il n’en fallait pas plus pour lancer en moi l’envie de me rapprocher du panneau teinté en lettre « effet brulé »…Ainsi fut dit, ainsi fut fait..

Si vous me connaissez bien, vous savez donc que je suis allé chez…Casto bien sûr! ( oui pour le travail du bois ils ont un choix de teinte et vernis au top…) choisir donc une teinte (pour ma part chêne clair) et un vernis (satin chêne clair aussi). A la maison j’avais déjà du vernis de finition incolore.

C’est pas un beau lundi de Pâques que j’ai commencé la teinte de l’objet de nos désirs, au chiffon, parce qu’au pinceau ça fait des traces et c’est moche…et là… surpriiiiiiise… je n’avais pas vu qu’il restait de la colle suite à l’assemblage.. Damned… 😀 !

Passé cette erreur de débutant de ma part, j’ai donc mis à l’épreuve mes quelques connaissances à matière de teinte de bois, soit…. une couche de teinte => ponçage grain 240, une couche de teinte ===> ponçage grain 180, et ce jusqu’à un passage unique au grain 80 sur la jointure pour bien éliminer les dernières traces de colle à bois, et aussi éclaircir un peu la plaque puisque sachez-le, chêne clair, ben… ça reste un peu foncé quand même.. MDR!

Au bout de trois jours à travailler dessus (trois soirs pour être exact) je suis arrivé à un résultat assez plaisant, mais les lettres ne ressortaient pas comme je le voulais, d’ailleurs on le voit très bien sur la photo ci-dessus, le bois absorbait bien la teinte, mais ça ne faisait pas ressortir les lettres…. j’ai donc fait marcher la boite à cerveau… mon objectif :

– donner un aspect vieilli aux lettres, et aussi, si possible, un aspect « brulé »…. alors j’ai sorti, le chalumeau de cuisine qui normalement ne sert que pour les crèmes brulées, et j’ai tenté un vieillissement accéléré… et là… en quelques minutes, et un dosage assez minutieux de flamme/pas flamme sur les lettres je suis assez rapidement arrivé à quelque chose de vraiment sympa :

L’idée était vraiment de ternir un peu le trait ultra précis de la fraiseuse, pour donner un aspect… « fait main »..mais on allait inexorablement vers ce que je cherchais, un beau panneau veines apparentes, avec de jolies lettres bien dessinées et saillantes, bien entendu, vous l’aurez compris, plusieurs passages de flamme on été nécessaires et surtout du ponçage de précision aux abords des lettres pour enlever les contours « trop » noircis comme on voit sur le « n » et le « b » par exemple. Pour cette étape, rien de mieux que l’abrasif 140 passé à la main, et une bonne dose de souffle pour enlever la poussières..et bien entendu, un pinceau pour nettoyer les lettres.

Est venu ensuite l’étape non moins longue et tout aussi exigeante en huile de coude qu’est « le vernissage », rien à voir avec accrocher des tableaux dans une galerie hein… je précise.. parce que là encore, c’est une couche de vernis=>ponçage, vernis=>ponçage..etc jusqu’à ce que le résultat vous convienne (pour ma part 6 couches dont 2 à l’incolore).. mais rapidement disons à la deuxième couche, je me disais que faire ressortir les lettres un peu plus n’était pas du luxe, alors j’ai tenté là encore, quelque  chose, un pinceau TRES fin, et de l’acrylique noir.. mais noir de chez noir, pour renforcer les traits les plus larges entre les couches de vernis, et ajouter aussi des jeux d’ombres..

Là par contre rien de tel que les doigts pour retirer l’excédant de peinture, puis ponçage…vernis…enfin vous connaissez la suite.. mais là, on était dans ce que je voulais vraiment…j’ai donc terminé comme je l’ai dit avec du vernis incolore, pour garder cet aspect « bois doré » que j’avais obtenu, et qui fait bien ressortir les lettres.

J’ai donc entrepris de réfléchir à l’endroit ou le fixer, mais pour cela, pas moyen de mettre des tirefonds chromé tout neuf, ou doré…. non il fallait quelque chose d’usé là encore… de vieilli.. alors j’ai fait sortir le chimiste qui dort en moi, j’ai mis dans un bol du citron, du vinaigre blanc, et du vigor (pour le côté corrosif) hé ben en une journée… j’avais mes tirefonds usinés et usés comme je voulais.. la preuve en image :

Notez au passage cet aspect satiné du bois, j’en suis assez fier… hein..? ah oui les  tirefonds.. donc voilà, une matinée à macérer et un après-midi à l’air libre (pour la corrosion) et boum! une jolie teinte cuivrée qui colle parfaitement bien à l’œuvre première.

Et puis ce matin est venu le moment tant attendu de la fixation… deux trous à la mèche de 10, deux chevilles, un peu de mastique dedans (ouais je veux pas qu’on me le pique) une rondelle coté extérieur, et deux coté intérieur pour laisser l’air passer et éviter que le panneau ne travail trop.. et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire..

@LaRochette a un nouveau nom :

Merci Nico!! le résultat est énorme… et à la hauteur de nos  espérances… quant à moi, ça m’a bien redonné envie de triturer ma guitare que j’ai toujours pas terminé… quoi… j’vous ai pas raconté ça????

 

Stay  Tuned!

Geo

2 thoughts on “Retrouvailles Pascales et Panneau Bag End

  1. Très sympa votre petit « délire », un joli trait d’esprit avec un beau rendu.
    ça doit être sympa de vivre à la rochette 😉

    bises lyonnaises

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